17 rue Étienne Dolet,
42000 Saint-Étienne
04 77 41 81 77
Pièce pour cinq interprètes
Les temps sont autoritaires,
l'incertain ne se dit pas, l'hésitation n'a pas de lieu.
C'est une utopie.
J'aimerais travailler sur l'irrésolution d'une forme qui ne parviendrait pas à se fixer, sur l'impossibilité à se déterminer. Ou encore sur l'instabilité, sur le flou, la disparition avant la résolution, juste après l'identification. Une sorte de métamorphose perpétuelle de l'image.
Un spectacle qui n'arrêterait pas de fuir, de courir à se perte, de s'effacer, de disparaître pour se re-créer continuellement, qui déborderait dès qu'il peut être saisi. Pour redonner la place au doute, à la question, au caractère fragile de nos interprétations.
J'entends ce mot : doute, comme s'il sortait d'une chambre d'écho, d'où résonnent les possibles suspendus, à l'arrière de la décision.
Du silence, ne pas rajouter du bruit au bruit.
Du retrait, une forme de douceur.
En résonance ou association avec :
Mourad Haraigue,
Mickaêl Mottet,
Flavien Girard,
Olivier Duteil.
« …Convaincus de la nécessité de travailler sur des formes artistiques qui déjouent les frontières entre les disciplines, nous avons décidé d'engager une réflexion commune autour des enjeux de l'art dans l'espace public, ce, autour et dans la Ville de Saint-Etienne.
Nous envisageons la ville comme un terrain d'expérimentation artistique pertinent, un espace qui permet de rendre les enjeux culturels accessibles et audibles à tous.
Notre désir commun est de surprendre, enchanter, métamorphoser, troubler les esprits, requalifier les espaces mais aussi adoucir le climat urbain actuel en amenant les populations à échanger... »
Sous ce titre : Façades et Occupations, prendre les façades d’immeubles pour cadre de jeu, en proposer une mise en scène éphémère, avec les habitants des immeubles concernés comme partenaires et acteurs de ces facéties expérimentales. Façade comme surface plane – cadre – divisée elle-même en d’autres cadres – les fenêtres – identiques. Cadres pour y inscrire : actions / scènes / projections / diffusions, synchrones ou asynchrones. Faire parler les murs. Considérer la façade comme un gros corps vivant. Créer du voisinage.
Occupations, c’est une expropriation de ces mêmes habitants, de ces voisins, qui par des actions d’occupations
investissent un espace extérieur et construisent une figure simple d’une communauté éphémère.