Zélid
danse et autres choses

Zélid

17 rue Étienne Dolet,
42000 Saint-Étienne
04 77 41 81 77

Dont actes.

(1998 à 2000)

Coproduction Zélid/Théâtre du Merlan Scène Nationale de Marseille/L’Esplanade Jeunes-Publics de St Etienne, La Fabrique d’Andrésieux-Bouthéon/le Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape, Cie Maguy Marin.


Construire, l'une après l'autre, quatre pièces courtes mettant en jeu pour chacune d’elle un nombre réduit “d'acteurs” : un danseur et un instrumentiste, deux danseurs et un artiste vidéo, la danse et la voix parlée, la danse et le chant. Puis réunir ces quatre pièces dans un même espace et re-créer, ce sera la finalité du projet, une pièce générique - DONT ACTES., cinquième forme composée à partir des 4 éléments réunis, mélangés, superposés, re-travaillés. La question n’est que celle du mélange de formes hétéroclites dont la seule contrainte est justement le mode d'assemblage. Prendre le risque de faire se côtoyer la disparité.
Il faut, plutôt que l'ordre : le désordre, comme est le monde. Prendre des fragments d'aujourd'hui, parce qu’on ne peut pas tout regarder. Essayer de re-présenter un petit peu de ce qui nous fait face, nous englobe, fait mouvement, nous parle, sans souvent communiquer, tous les jours.


zones d'insouciance (1998)
zones d'insouciance
  • duo danse/saxophone interprété par Alberto Hechevarria Rodriguez, danseur et Cyril Darmedru, saxophoniste.
  • créée en novembre 1998 à l’Esplanade de St Etienne.
Cette pièce met en scène Alberto Hechevarria Rodriguez en solo. Il est seul danseur, mais pas seul, avec lui un musicien. Pour Alberto, exilé, c'est manifeste, il y a un ici et un ailleurs, un avant et un aprés. Alors on est allés chercher du côté de l'aller-retour, du côté de l'entre-deux, sur ces paroles : “là-bas je ne me sens plus chez moi, et ici je n'y suis pas non plus.”
Et puis, l'espace triangulaire s'est imposé parce qu'entre ici et là-bas, il y a Cyril, celui qui est partout chez lui. Se coulant dans le temps ou se débattant l'esprit ailleurs. Quelqu'un avec lui. Mais seul. Un hommage à la feinte indifférence. L'homme qui joue, pareil.
Et nous avons enchevêtré ces 2 prises de paroles.

au milieu des choses (1998)
  • trio pour 2 danseuses, Geneviève Pernin et Corinne Pontana, et 1 chanteuse, Laurence Olivier.
  • créée en novembre 1998 à l’Esplanade de St Etienne.
au milieu des chosesDeux danseuses et une chanteuse. En tous cas, un triptyque. C'est venu du film de Mathieu Bouvier “a rose is a rose is a rose..”. Face à face avec le public pour en finir avec la peur du frontal. Une bataille pour le centre du monde, pour en finir avec la peur du centre. “Au milieu des choses” c'est au milieu des autres, du reste du monde, au milieu des avants, des après, au milieu de ses contradictions, finalement c'est complètement nombriliste cette histoire… et le nombril c'est le milieu du ventre
.…ça n'est pas tranquille…
Trop d'histoires sans doute, et nous qui passons de l'une à l'autre...

le toucher (1999)
  • duo interprété par Aïcha Aouad et Jean-Pascal Gilly
  • musique de Jean-François Minjard
Créée en juin 1999 à la Fabrique d'Andrézieux-Bouthéon
Danseuse + danseur. Ils ne se lâcheront jamais, toucheront la terre le moins possible, un couloir étroit de scène à jardin. D'un côté quelque chose du plus doux qui puisse être, une caresse, un frôlement. De l'autre, la brutalité de deux corps qui se choquent par la peau, cette matière vivante, surchargée de résonances, cette matière amplificatrice et là…! C'est violent.
le toucherLa matière-peau, la plastique de la peau, et le sens du toucher au sens des cinq. Et du son, le temps invariable de la pièce. Uniquement un travail de voix avec des choses dites, vraies, vraiment dites et inacceptables, mélangées avec un pur travail abstrait sur la voix.
Dans le cours des répétitions, la pièce s'est mise à résister. Elle est devenue une forme ouverte, où des phrases s'installent un jour, disparaissent un autre et réapparaissent, parfois, ajoutées à de nouvelles qui ont surgi dans le temps du "travail", fruit de la complicité des danseurs, de la chorégraphe, du compositeur, de l'espace, peut-être, même, de l'air du temps…
Ce n'est pas une improvisation de gestes mais plutôt d'écriture au sens de la construction.

mirabile (1999)
mirabile
  • duo pour 2 danseuses, Pascale Cherblanc et Anna Jarrige, et les images de Fabrice Cavaillé
  • musique Romain Vial
  • créée en octobre 1999 à l’Esplanade de St Etienne.
Après le saxophone, le chant, la voix parlée, c'est l'image dans “mirabile” qui est l'invitée de la danse. L'image-vidéo et l'image fixe. La pièce réunit deux danseuses, une adulte et une enfant, et les images, la leur et d'autres, extérieures. Fabrice Cavaillé fabrique des images, partenaires des danseuses, pour suggérer d'autres points de vue, apporter des temps-différés, superposer les plans. Au cœur de ce dispositif, l'enfance, ses gestes inachevés, l'enfant qui danse et se promène sur le bord des rêves ou de la mémoire de cette danseuse adulte qui divague et se raconte des histoires, traversée d'images.

dont actes. (2000)
Dont actes
  • avec : Aïcha Aouad, Pascale Cherblanc, Cyril Darmedru, Jean-Pascal Gilly, Alberto Hechevarria Rodriguez, Anna Jarrige, Laurence Olivier, Corinne Pontana, Geneviève Pernin.
  • musique Jean-François Minjard, Laurence Olivier, Romain Vial.
  • images Fabrice Cavaillé, scénographie Didier Payen, lumières Valérie Colas, costumes K.tyré
  • créée en juin 2000 au Théâtre du Merlan Scène Nationale de Marseille.
Pièce générique du projet, reconstruite à partir des quatre actes précédents.
<– Solo Désir_s 1 de révolution
1994 / 1997–>
Réalisation S. Celotti avec CMS MadeSimple